lundi 22 juillet 2013

Pourquoi en vouloir aux universités de procéder à une sélection?

Petite ballade sur la toile entre deux évacuations de choses à faire sur ma To Do List et je tombe sur l'info de l'AFP : "27 universités sélectionnent illégalement leur étudiants" Il fallait bien que j'y aille de ma petite bafouille!

Les méchantes universités, elles continuent à sélectionner les étudiants pour des raisons de finances et de qualité de la recherche et que le niveau des élèves baisse, malgré ce que certains pensent/espèrent... Mais cette sélection continuera à se faire, du moins je l'espère et ça me rassure.  

La sélection des étudiants, si elle ne se fait pas à l'inscription, c'est au cours de la première année et deuxième année qu'elle se fait et personnellement, je trouve que ce n'est pas plus mal. Ce qui n'est pas accepté de toutes évidences c'est que ce soit fait aux yeux de tous. Autant je peux comprendre qu'il y a des choses qui ne se font qu'en privée, mais nous ne sommes tout de même pas en train de parler d'onanisme ou autre comportement qui pourrait choquer les âmes sensibles. Cette hypocrisie me fait doucement rire. 

Pour la petite histoire, je suis arrivée en fac de Lettres, toute fière de mon bac spécialité danse option histoire des arts obtenu avec mention Bien et je pensais avoir toutes les qualités requises pour continuer à avoir le même genre de notes qu'au lycée. Quand j'ai reçu ma première note, la douche froide m'a gentiment réveillée, et m'a fait descendre humblement de mon piédestal. 3/20, jamais de ma vie je n'avais eu cette note. Je n'avais pas écouté les gentils conseils de la tutrice déconseillant à tous de prendre Madame T. qui avait la réputation d'être très sévère en ce qui concerne la notation. Réputée dans le monde de la recherche, spécialiste passionnée et passionnante, cette enseignante était en fait une des meilleures de l'UFR. De plus, elle était sévère mais disponible pour ses étudiants, et j'ai fait parti des 2 étudiants qui ont sollicité un RDV pour savoir "le pourquoi du comment" de cette aberration (bon, la moyenne de la classe était justement de 3, mais quand-même).

2h30 à reprendre point par point mon devoir, pas un mot n'a échappé à l'assassinat en règle et je suis ressortie de là défaite, mais bien décidée à reprendre cette enseignante. 2ème semestre, j'ai obtenu 7,5/20, on se retrouve donc encore une fois dans son bureau et lui explique que même si j'ai de bonnes notes dans les autres cours, je m'inquiète et me demande si je suis bien dans la bonne voie, si je n'aurai pas dû écouter père et mère et partir en scientifique comme mes capacités me le commandaient. Elle m'explique donc que je n'ai pas à me faire de soucis et les raisons qui font qu'elle est toujours aussi sévère (d'ailleurs, dans la partie "Ce dont je suis fier" sur le profil G+, je pourrais noter "ai eu deux 13/20 et un 14/20 avec Mme T à la fac") 

Dans la mesure où il n'y a aucune sélection à l'entrée, elle se fait autrement, en cours d'année et certains enseignants avouent casser les étudiants afin de ne garder que les plus motivés et assument pleinement leur choix. Entre les notations sévères de certains, le fait qu'il faille s'adapter et se gérer comme un grand après avoir été dorlotés jusqu'au lycée et pas mal de choses, la sélection existe et elle est encore plus sévère. Seulement, elle est moins visible et comme il semblerait qu'on devrait avoir honte de ça, c'est en catimini que les choses se font. Personnellement, je continues à défendre ma position, le fait qu'il y ait encore une sélection est une bonne choses à mes yeux. 

Je me souviens que durant la discussion elle se plaignait du niveau des bacheliers qui était d'année en année plus faible. Même si cela fait débat, j'ai vraiment l'impression moi aussi que le niveau baisse effectivement. On ne doit plus sanctionner pour ne pas traumatiser, on doit laisser passer les choses, ne pas être trop sévères et lorsque vous êtes un jeune enseignant et que vous assistez pour la première fois à une commission d'unification juste avant d'aller corriger vote paquet de copies pour un examen national, vous tombez des nues. Vous ressortez avec une liste à rallonge (qu'on viendra compléter même au cours de votre correction parfois) de choses à ne pas sanctionner, d'éléments à ne pas prendre en compte, de largesses et gentillesses à octroyer d'office, libre à vous de penser que je noircie le tableau, j'ai de toutes manières toujours eu la réputation de "noter sec". Si l'université doit s'adapter au niveau des bacheliers (cette phrase m'a gentiment énervée), ne peut-on pas y voir un risque? Je fais sûrement partie de ses profs de français frustrées avant l'heure et évidemment qu'il faut modérer tout ça mais je m'interroge sur les causes de cette baisse de niveau. Il est vrai que si on est prof, c'est que nous étions plus ou moins un bon élève (j'ai pas dit un élève calme, nous sommes beaucoup à avoir été de vrais monstres et heureusement), que nous avons été pour la plupart dans des établissements calmes ou avec un bon niveau (et c'est mon cas, petite école, petit collège, classe artistique au lycée donc avec petit effectif) et notre vision des choses est peut-être un peu édulcorée, mais tout de même... 

J'ai beau être persuadée que l’orthographe demande une certaine maturité et un certain recul par rapport à ce que l'on dit et sa réflexion, il faut bien qu'un jour le déclic se fasse mais sans connaître les règles et les fondements, il ne pourra pas se faire. Des élèves qui obtiennent le bac sans être fichus d'écrire correctement, avec une culture aussi pauvre que biaisée et un sentiment de toute puissance parce qu'ils ont obtenus un diplôme qui a pourtant de moins en moins aux yeux des gens, ça a tendance à me casser les pieds. Et lorsque je délire gentiment avec @Lactimel ou @ledrjay par voie d'oiseau bleu* (le pigeon voyager c'est has been désuet), je ne rigole qu'à moitié et je rêve sincèrement à instaurer la tyrannie du Savoir et du bien écrire. Parce qu'il y a une réalité qu'il faut tout de même rappeler; la conjugaison, les règles de grammaires, le lexique et les petites choses telles que les accents, la ponctuation, se perdent prodigieusement (et je reviendrai là-dessus plus tard, je vais pas vous assommer maintenant)

Alors, est-on bien sûr de ne pas vouloir que les universités procèdent à une sélection? Et cette sélection ne se fera-t-elle pas quoi qu'il arrive tant que les enseignants chercherons à garder un certains niveau dans leur classe? Heureusement que je ne suis pas pessimiste au point de croire que les jeunes sont plus bêtes que ce que nous l'étions (et Dieu sais que j'en tenais une couche, comme nous tous, j'en suis sûre**) et malgré les parents d'élèves qui nous surveillent et nous harcèlent comme on harcèle le SAV d'un prestataire de service***, et autres petits bonheur du genre, j'espère sincèrement qu'on redonnera le pouvoir au Savoir et l'éducation et qu'on cessera de faire passer les statistiques (il faut obtenir tant de % au brevet-bac, de passage au niveau supérieur, de réussite, et moins de tant de % d'échec), les chiffres qui ne veulent rien dire et les opérations "marketing" qui usent et abusent de la publicité mensongère en ce qui concerne l'éducation.

Je ne dirais qu'une chose pour finir, la Culture et le Savoir sont les seules choses qui comptent! 

---------------Notes de bas de page, parce que j'aime bien en mettre ---------------

*Un plan MachiaMélique est en marche pour ceux qui ne le savent pas. Un jour je dominerai le monde pour lui imposer ma volonté de mettre au-dessus de tout le Savoir et la Culture! Peu importe les dommages collatéraux, nous sommes prêts à tout!

**Et si vous en voulez la preuve, entourez en gros début septembre, le n°2 de #ETC Mag' sortira et éclairera votre lanterne sur le sujet. En attendant, le premier numéro est toujours !

*** Rappelons-nous ce cri du cœur tellement vrai qui a de toutes évidences choqué certaines personnes qui me suivaient sur facebook (Ah! Le troll qui est en moi veut sortir! Mais je résiste et le fais taire!) et qui m'ont supprimée après cette publication (quelle perte tragique! Sniiiiif [Comme je joue trop bien la comédie! *Autocongratulation*]) parce que mes commentaires sur les parents d'élèves (qui l'ont pas volé) et sur mes élèves (que j'aime quand même de tout mon cœur) ne plaisent pas.

mardi 18 juin 2013

Un peu de rêve, un peu d’écriture et beaucoup d’amour.


Voilà un petit moment que je n’avais pas blablaté par ici, et si je reprends ma plume, c’est parce qu’il y a du lourd et du très lourd en préparation les amis. Vous me connaissez, et quand j’aime quelque chose, il faut que je le crie sur les toits, que je harangue les foules, que je bassine tout le monde avec mon nouvel amour. En plus, de me transporter littéralement, de m’enthousiasmer, m’émerveiller, je suis persuadée que cette nouvelle en ravira plus d’un.
 
D’une part, parce que nous ne sommes que mardi, que le rude lundi vous a déjà mis sur les rotules et que je suis sûre que vous avez hâte de laisser de côté pour quelques 24 ou 48 belles heures la torture quotidienne du travail*. Vous commencez déjà à planifier, rêver, vous projeter dans ce merveilleux week-end qui arrive et peu importe que vous ayez ou non prévu quelque chose, ce samedi 22 juin à partir de 15h, c’est à La Panacée qu’il faudra être. Le nouveau centre de culture contemporaine de Montpellier ne manque pas d’idées toutes plus géniales les unes que les autres. Le projet de Franck Bauchard, directeur de La Panacée, va en faire saliver plus d’un, j’en suis sûre.
 « Un lieu qui expose, interroge et met en discussion les mutations des arts et de la culture, non seulement pour mieux saisir l’évolution des pratiques artistiques mais pour percevoir et questionner autrement le monde »
 
En pratique, cela donne un lieu rénové de manière magistrale, du mobilier design sublime, avec des gens vraiment sympa dedans (du 100% passionné, moi je vous le dis!) et des projets qui font voler en éclats les frontières entre réalité, virtualité et onirisme. Vous n'avez pas la possibilité de vous déplacer sur Montpellier pour ce week-end parce que votre téléporteur est chez le garagiste? Qu'à cela ne tienne! Il y a une solution pour approcher tout ça. Nul besoin d’aller bien loin, il vous suffit de rester bien assis devant votre pc, tablette, smartphone ou d’user de votre super pouvoir de Science-Infuse pour vous diriger vers le monde merveilleux de Textopoly.
 
« Qu’ès aquò « Text[ou]p[ou]ly ? »** me dit Mémé Petit-Suisse*** dans mon oreillette, une petite explication s'impose, mais mieux vaudra que vous alliez voir par vous-même, au cas où je me fasse mal comprendre...
 
Vous savez que j’aime beaucoup l’écriture, les projets collaboratifs, les innovations, le métissage, les expériences et que si j’obtenais un jour des pouvoirs divins, en plus d’asservir le monde pour en faire un lieu de culture, d’amour et d’échange****, je m’octroierais le don d’ubiquité pour participer à plus de projets comme celui de @ocadavre (une plateforme qu’il vous faut aller voir et sur laquelle il ne faut pas hésiter à collaborer si vous aimez écrire), pouvoir me consacrer à toutes les histoires un peu folles qui trottent dans tête et que j’aimerais avoir le temps, le courage et le talent de coucher sur le papier, et surtout pour pouvoir me promener à loisir, autant que ce que je le veux dans le monde de Textopoly. Oui-oui, j’y viens, je vous dis ce que c’est.

Textopoly c’est une carte, un nouveau territoire d’écriture en ligne sur lequel tout le monde peut laisser libre court à son imagination. Que ce soit en traçant son propre chemin de lecture, ou en créant votre histoire. Cette carte infinie, qui mêle lieux réels (l’EAI de Montpellier pour le Général Instin par exemple) et lieux imaginaires, vous aimerez vous y perdre pour y déposer vos petits blablas et participer à un grand projet. « Lire c’est créer à deux » disait Blazac, « Tout livre est le produit d’une collaboration entre l’écrivain et ses lecteurs » écrivait Aldous Huxley, ici ces paroles prennent tout leur sens. L’auteur comme le lecteur acquiert une toute nouvelle position et l’écriture se charge d’un tout nouveau pouvoir, un pouvoir qui se défait des contraintes matérielles et immatérielles, qui interrogent sur le monde d’aujourd’hui et nos espaces, qui vous transporte dans un univers alternatif, bien plus grand, ouvert et onirique que le vrai. Alors n’ayez plus aucun doute et allez faire un tour sur la plateforme de Textopoly, pour déposer un petit morceau de vous dans ces espaces infinis.
Et si l’envie vous prenait de partager de multiples façons vos rêves, vous avez aussi la possibilité de déposer un message par là :



Bref, voilou les amis. N’hésitez pas à suivre La Panacée sur les réseaux sociaux, bien que comme vous amis plussiens, il me tarde qu’il rejoigne G+, vous pouvez d’ores et déjà connaître les actus et tout plein de choses par ici :
Sur twitter : @LaPanace
Sur Facebook (Trolls anti-FB s’abstenir) : https://www.facebook.com/lapanaceemontpellier
Sur le site : http://www.lapanacee.org/
Sur le site de Textopoly : http://textopoly.org/
Et sur le blog de Textopoly : http://blog.textopoly.org/
Je vous fais d’énormes bisous @ tous, j’espère vous voir ce samedi à La Panacée et je vous dis à très vite sur la toile ou dans les rues de Montpellier (je suis facile à reconnaître, je suis une méditerranéenne blanche comme un c**, petite, je parle fort et sinon, je suis une œuvre d’art ambulante et je possède les plus beaux tatouages au monde !)


Des petites notes que Toi lecteur qui en a déjà marre de mon verbiage tu peux faire semblant d’avoir lues:

*Non, je n’exagère pas. La preuve dans #ETC Mag n°1 ! (Une petite piqûre de rappel pour ceux qui n’ont pas encore téléchargé, lu, aimé et partagé le super Mag de Djinnzz sur @EtaleTaCulture !)
 
**En Languedocien, le « o » se dit [ou] pour ceux qui ne le savent pas ou qui s’obstinent à user de la prononciation, de l’orthographe et des expressions de nos cousins de Marseille : Languedocien et Provençal, c’est quand même pas la même chose !
 
***C’est ma vraie Mémé, plus petite que moi (1m58), plus petite que ma mère (1m47), plus petite encore que ma grand-mère (1m42), elle adorait manger son petit suisse au miel quand j’étais petite et c’est toujours moi qui lui apportais son dessert, en en chipant une ou deux cuillères au passage, mais était-ce vraiment méchant, je n’avais que 5 ans.

****J’ai déjà commencé à recruter mes futurs collaborateurs et la #TeamMachiamélique prend peu à peu forme. @ledrJay aux commandes de la compta, @Lactimel, une blogueuse super sympa, pour la propagande, l’équipe extraordinaire des rédacteurs de #ETC Mag plus forts et plus sympa et plus mieux que les Chevaliers du Zodiaque, Maître Djinnzz comme grand Manitou, l’adorable et déjantée +Christelle Delhoye  comme Muse, +Tyrian Dunaédine  comme théologien et exégète de ce nouvel ordre et +Seb Doppler  comme grand directeur de l’Amour et du Partage. Effectivement, je ne leur ai pas laissé le choix, mais faut bien ce qu’il faut pour instaurer la tyrannie des rêves !