vendredi 12 juin 2015

Petit dépoussiérage en règle.

Petit dépoussiérage en règle du blog. 

Un peu de temps à passé depuis mon dernier blabla, il était question d'une websérie et plein de choses. Autant vous le dire si vous ne savez pas déjà/ si ça vous intéresse / si vous n'aviez pas compris / même si vous vous en foutez (rayez la mention inutile), j'ai repris du service en tant qu'enseignante. 

Mais pourquoi? 

Le télétravail est-il fait pour tout le monde? 


C'est vrai, le projet me passionnait, et je ne renie pas cette expérience qui a été très bénéfique sur plusieurs point pour moi. Si j'ai arrêté, c'est pour plusieurs raisons. La première était qu'en fait travailler en Home-Offic, ce n'est pas pour moi, j'avais l'impression d'être une plante verte enfermée dans un placard privée de lumière et d'eau. Cette modalité de travail convient à beaucoup de personnes*, mais de toutes évidences, pas à moi. J'ai un besoin trop urgent de rencontrer des personnes et de pouvoir dialoguer IRL avec elles. Un dialogue contextualisé dans un ici et maintenant est souvent tellement riche de petites informations, tellement plus aisé et surtout tellement plus ouvert sur les possibles : "ça te dit d'aller boire un café?**" / "On mage un bout ensemble?" / "On va s'amuser à jeter des bébés chatons contre les murs pour ensuite le diffuser sur le net et nous faire gauler?" Et que dire de ses possibles lorsque nous sommes célibataires et ouverts à une proposition plus charnelle... 

C'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes que je ne "vois" que sur la toile mais avec qui je dialogue énormément, qui sont même devenus des amis à la longue ***, mais si j'ai la possibilité un jour de les rencontrer, je n'hésiterais pas une seule seconde. D'ailleurs, certains savent très bien que si un jour ils descendent dans mon trou pommé, ils seront les bienvenus chez moi. 

Certes, en télétravail on s'organise en partie comme on le souhaite et cela peut aider dans la gestion de la vie d'une maison. On a le temps de trajet en moins, on fait des économies d'essence et on se trouve dans un lieu qu'on a de fortes chances d'apprécier, c'est à dire son Home Sweet Home. 

Sauf que ... 

En ce qui concerne les trajets et les économies, on avait dépassé toutes les limites puisque "on" ne pouvait pas me payer et après 7 mois à vivre aux frais de Chéri d'Amour, il m'a bien fallu arrêter d'espérer et recommencer à travailler. Les promesses, l'envie et la ferme conviction que ça va marcher ne va pas remplir la gamelle. 

Je vous entends déjà dire que j'ai été une sacré bonne poire très docile collaboratrice pour tenir jusque là, mais il y avait vraiment du potentiel. Mais je me dis que si je ne reviens sur le sujet que maintenant ce n'est pas qu'à cause du fait que j'ai eu beaucoup de travail avec mes classes et un déménagement un peu chaotique. Peut-être me fallait-il le temps de digérer. 

De plus, une chose essentielle me manquait terriblement, mes élèves. 

Le plus génial des métiers. 

Quand on est prof, on aime bien se plaindre, râler du niveau des élèves, du manque de considération, des programmes, des collègues qui vous laissent une classe pas en ordre (enfin, ça c'est surtout moi...) et des copies trop nombreuses à corriger - cette liste n'est pas exhaustive.

Ceci-dit, il faut tout de même avouer que c'est un travail vraiment génial. J'ai déjà pour ma part été mise à contribution par mon artisan de Chéri d'Amour et sais que ce n'est pas facile-facile de bosser sur un chantier quand il est fait chaud, que le matériel est lourd et qu'en plus il n'y a pas d’ascenseur dans l'immeuble dans lequel on travaille ****. On ne se fatigue pas trop physiquement, même quand on est comme moi du genre à prendre notre maison avec nous, il y a toujours un élève - et interdiction de parler de fayotage - qui propose son aide. Et si ce n'est pas le cas, on sort sa carte de membre de Tyran Réunis et Agréés par le Consortium Suprême de l'Enseignement et on fait travailler les biceps des Loulous. 

La seule fatigue réelle, elle est intellectuelle (faut pas pousser mémé non plus!) psychologique, et encore, les élèves nous font tellement rire parfois, que ça aide à supporter le stress. 

Moi _ "Devinette: En 79, une éruption, un civilisation entière conservée..."
N _ "P..PPPPP .... Pom ....Pom PIDOU MADAME!" 

Et parfois on rit jaune 

"Ils croivent que...."
Mais souvent on a le sourire et on est fier quand ils viennent nous avouer qu'ils se sont mis à lire, même si ce n'est qu'Arthur et les Minimoys parce qu'on leur apprend à ne pas avoir honte de leur culture et qu'il ne faut pas être pédant et hautain envers le Savoir, qu'ils ont tous des compétences. 

D'autres fois, on a les larmes aux yeux quand ils viennent nous remercier parce qu'ils ont obtenu 19.5 à leur concours et qu'ils pensent - ils sont naïfs - que c'est grâce à nous*****. 

Et mieux que tout encore, ils nous apprennent des choses, nous poussent à innover, nous renouveler dans nos savoirs et nos pratiques pédagogiques. En un mot, ils nous poussent à ne pas nous encroûter dans notre science et nos habitudes, nous obligent à avancer. 

C'est pour cela que je ne remercierais jamais assez tous mes élèves, ceux que j'ai eu et ceux que j'aurais pour tous ce qu'ils m'apportent. 

Je suis loin d'être une prof parfaite, mais je m'améliore, et si je travaille c'est parce qu'il y a une vérité qu'il ne faut jamais oublier : 

Sans élèves, il n'y a pas de prof. 
Et je suis heureuse d'être prof.




** Boire un café et pas d'alcool, son abus est dangereux surtout si on prend la route [Ceci est l'instant MéliePrévention]

*** Poke Petit Renard +Lunare Volpe 

**** Notez cependant qu'aller aider mon compagnon sur ce genre de chantier a le non-négligeable avantage de raffermir le corps et surtout le fessier. 

***** D'ailleurs l'histoire de cette personne qui a obtenu une si bonne note est admirable et force au respect. Si elle m'en donne l'autorisation, je vous la raconterais. 

mardi 13 mai 2014

XFCC la websérie sur KissKissBankBank

Eh bien voilà, la campagne KissKissBankBank est lancée! XFCC notre websérie sur le monde du recrutement et son avenir sont entre les mains des internautes à présent, et je ne vous raconte pas le stress! On a beau croire comme jamais en son projet, en être fier et surtout tout mettre en oeuvre pour que ça fonctionne, il n'en demeure pas que le trouillomètre s'affole.

Mais vous vous demandez certainement de quoi je vous parle...

Ben, oui, je ne fais pas les choses dans l'ordre, voyez comme je suis dévariée! Et fort heureusement pour moi, c'est toute une fine équipe qui a monté tout ceci et qui s'est impliquée là-dedans.

Alors, XFCC c'est quoi?

C'est une expérience transmédia sur le monde du recrutement qui va débuter par une websérie humoristique et la naissance des personnages, qu'on va faire vivre sur les réseaux sociaux et qui vous accompagneront où que vous soyez, vous aurez même le droit de leur parler, de vous immiscer ainsi dans l'histoire, parce qu'on a plein de surprises pour vous, et ça travaille dur pour vous offrir plein de choses... va falloir rester connectés, je ne pourrais vous en dire qu'au fur et à mesure, mais les murs m'ont parlé d'espaces vidéo-ludiques, ça chuchote concours, ARG, et plein de petits mots comme ça... Affaire à suivre.

Pour pouvoir lancer la wabsérie, nous avons ceci-dit besoin des internautes et de leur soutien, c'est le but de la campagne KissKissBankBank d'XFCC . En clair, nous avons juste besoin d'un petit coup de pouce pour lancer l'affaire. On a déjà réussi à séduire pas mal de personnes, mais beaucoup nous demandent du contenu, quelque chose à se mettre sous la dent pour savoir à quoi ça ressemble. On a donc besoin de faire un premier épisode, afin de montrer ce qu'on sait faire. Chacun peut apporter sa petite pierre à l'édifice du like sur la page facebook d'XFCC ou un plussoiement sur GooglePlus ou bien encore un RT, un follow sur twitter ou même une contribution financière sur le site de crowdfounding, nous sommes preneurs d'à peu près tout et déjà reconnaissants envers ceux qui ont d'ores et déjà "liké", "plussé" "RT" et suivi les pages.



Je vous dis "nous", je vous dit "on", mais pour une fois, ce ne sont pas des gens qui se trouvent à plusieurs dans ma caboche dont il et question, et les gens qui sont derrière tout ça, en plus d'être de vraies personnes, sont des personnes qui ont un talent fou, je vous en parlerai un peu plus tard.

Pour l'heure, je vous laisse, je reviendrai plus tard vous parler de la manière dont les choses ont démarré et je compte bien partager avec vous ce qui se passe en coulisse.


jeudi 10 avril 2014

N'est pas Sherlock qui veut!

La bêtise contre les mangas et les jeux vidéo, chacun son moulin à vent. 

Être Sherlock Holmes n'est pas l'apanage de tout le monde!


Ah! Sherlock Holmes, le dieu de l'observation, ne cessera jamais de pousser à l'admiration lecteurs et spectateurs, mais certains devraient en rester au stade de l'admiration, de loin, dans un retrait, juste du respect.

Voilà sur quoi on tombe aujourd'hui le 10 avril 2014 -Si, si, 2014, malgré ce que la chasse aux sorcières pourrait laisser penser - dans le Midi Libre:

Une belle image, bien mise en avant avec la légende tapageuse Une lecture assidue de mangas, dont le violent “Judge”, est une des pistes étudiées. (C. F.)

Qu'il est beau cet article!

- Un joli titre: Une petite comptine à la sauce serial-killer.

Aude : "Tu tues mon frère, je tue papa, tu tues maman" à Peyriac-de-Mer


- Une belle photo: Genre on vous montre ce qu'il y a dans le ventre de la bête, plus sanglant qu'une autopsie, plus cra-cra qu'un charnier, plus dégueu' qu'un reportage sur la liposuccion; l'intérieur d'un manga! Âmes sensibles s'abstenir.

- Un contenu qui montre à quel point on a de la chance d'avoir nos Sherlock à nous en France qui peuvent déduire la cause d'un instinct meurtrier et le mobile d'une tentative de meurtre en regardant seulement le contenu du cartable des adolescentes maléfiques. 

" Les enquêteurs ont trouvé des Choco-Prince dans le cartable des enfants tueuses! Nous en déduisons que c'est à cause d'eux!"
"Parents responsables, il vous faut absolument interdire la consommation de Choco-Prince à vos enfants, sinon ils vont essayer de vous tuer!"
Bravo! Il faut applaudir cet art aussi fin que sûr et solide qui consiste à déduire des choses d'un fait somme toutes assez banal. 

Un peu de méthode


Tonton Sherlock nous apprend qu'il faut observer, pour ensuite déduire ou induire un fait et en tirer des conclusions. Et si le brillant personnage de Conan Doyle s'en sort bien, dans la vraie vie ça donne à peu près ça: 

1/ Un adolescent a tué des gens. 
2/ Comme je dois forcément trouver un élément exogène qui expliquerait un tel comportement je passe sa chambre au crible. 
3/ Cet ado, joue aux jeux vidéo/lit des mangas/ des romans/collectionne ses crottes de nez collées sous son bureau. 
4/ Il faut explorer la piste du manga diabolique dans le cas qui nous occupe

Non mais ne perd pas ton temps avec ça poulet! 

Un ado qui lit des manga ou joue au jeux vidéo, c'est normal! Comme un adolescent qui ne se projette pas dans l'avenir ou qui sait qu'il fait quelque chose de mal sans pour autant réfléchir vraiment aux conséquences, c'est un peu le truc de tous les ado. Même les scarifications, qui ne doivent pas être pour autant être prises à la légère, sont assez courantes chez les jeunes filles. C'est Ségolène qui va être contente! (1)

Dans une conférence TED Sarah-Jayne Blakemore nous explique bien pourquoi l'adolescent est un machin bizarre (2) 

Merci messieurs les journalistes! 


Ce qui m'agace le plus dans cette affaire, c'est la manière dont tout cela est traité. L'illustration de première page, l'argumentation qu'on peut résumer ainsi: 

1/ Elles ont voulu tuer 
2/ Aucune émotions chez les deux filles, elles sont folles.
3/ Elles lisaient des mangas, ça ne peut venir que de là
4/ Ces lectures les ont rendues morbides au point de se tailler les veines et s'inventer des amies imaginaires comme des sorcières ou des vampires. 
5/ Des adolescentes inconscientes (Ben tiens! C'est nouveau ça?) 

Et le but non avoué, mais qui est tout de même assez plausible, la preuve, moi-même j'y vais de mon blabla, faire peur, faire parler de soi, donner du sensas' plutôt qu'informer. 

Une toute petite phrase de m**de qui n'a pas vraiment de valeur en soi qui va guider tout un article... C'est de l'ordre de l'extraordinaire "Permis de tuer" de dame Gaillois (3)

Alors, heureusement qu'il y a des gens qui sont là pour parler de manière intelligente de la culture Jeux vidéo et manga et qui cherchent à aider les parents à comprendre comme +Yann Leroux et que tous le monde ne tombera pas dans le panneau. 

Mais il faut tout de même déplorer que les choses n'évoluent toujours pas, que nous sommes dans la même situation qu'au 17ème siècle, époque où on préconisait d'interdire la lecture des romans (4) aux jeunes-filles parce que ça allait forcément les dévergonder. 

Allez, je vous laisse tranquilles, les Loulous, lisez, jouez, et mangez des Choco-Princes! 
(Ceux qui me connaissent auront remarqué que je me suis abstenue de faire une quelconque remarque sur les flatulences et le côté nauséabond de certains propos malgré mon sous-titre. Il se pourrait que je devienne sage et/ou adulte... 

(1) Pour ceux qui n'étaient pas nés à l'époque du Club Dorothée (petit rappel du Figaro de 2012) ou qui ne s'en souviennent pas, c'est aussi un peu à Tata Sego qu'on en doit la fin. Ayant entendu la voix de Dieu, elle partit en croisade contre la violence de cette culture, et je caricature à peine. 


(3) Une autre dame partie en croisade contre ce qu'elle ne connaissait pas. On voyait dans l'article du Point en question, sous un beau bandeau d'une vielle peau dame, qui de toutes évidences cherche encore à faire jeune, une belle image de CoD apparaissait, toujours la même mise en page douteuse! 

(4) Le roman n'était pas encre à cette époque établi comme un genre légitime. 



mardi 8 avril 2014

Oui une poule, c'est con!

Au détour de G+ un petit article m'interpelle... 


Vous le savez, j'aime blablater sur tout et rien, mais surtout quand il y a des petites choses qui m'agacent. Je me lance donc dans une petite réflexion éclair - si c'est pas un bel oxymore ça! (1) Donc, comme à mon habitude, je vais chercher le sac de pierre et vous le tendre bien gentiment au cas où quelques âmes errantes viendraient se perdre là, armés de grands idéaux bardotiens (2)

Aujourd'hui, faisant un petit tour sur mon réseau social préféré, GooglePlus, je vois qu'une de mes amis partage un article pas mal du tout, il est bien écrit quand-même, et qui est agréable à lire. Donc, même si je ne suis pas d'accord avec ce qui se dit là dedans je poursuit ma lecture. Ainsi, la très sensible et remontée Hélène nous a fait un très joli article qui dénonce les pratiques inhumaines et les manipulations marketing de l'agro-alimentaire. Dans "Allô Mamie Nova" sur le blog de la ruche qui dit oui, diffusé en juillet 2013, on nous décortique les pratiques d'un marketing qui ne ment pas et qui ne fait que jouer sur les mots et on s'alarme de devoir fournir un effort pour savoir ce qu'on mange.

La bêtise humaine si elle fait vendre, c'est pas sur l'industriel qu'il faut taper en premier. 


Ouep... Ils ne mentent pas, où est le problème? Ils jouent sur la bêtise des gens qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez et se laissent attraper par de jolis images, est-ce nouveau? Et surtout, peut-on leur tenir rigueur de vouloir faire leur beurre? Et puis, quitte à jouer les avocats du diable, le méchant complice qui aide à la duperie en affichant sa bobine sur les boîtes, il travaille et contribue à l'économie française non?
Passons donc, tout le monde ne peut pas être d'accord avec l'idée que la bêtise humaine n'est pas une excuse pour tirer sur tout ce qui bouge, et certains doivent encore être convaincu qu'il faut continuer à infantiliser le public et ne pas tabler sur l'espoir que l'intelligence et la culture viendront sauver l'humanité.

Finalement, ce qui me chagrine d'abord là-dedans, c'est que dès qu'un marketeux a l'intelligence de faire son boulot, c'est à dire faire vendre, générer du chiffre et aussi aider un peu l'emploi, on lui tape dessus. Oui, il y a du double sens (3) dans ses propos, on les comprend comme on veut, SIIIIIIII et seulement si on ne fait pas l'effort de regarder ce qu'on achète.

Et puis des fois, c'est même pas une question de bêtise, mais de moyens. 

Au demeurant, j'ai beau préférer les œufs des poules de ma grand-mère, ben oui, elles sont nourries avec de bonnes choses, quand je vais au supermarché et que mon budget n'est pas au beau-fixe, je suis bien heureuse de pouvoir me payer des œufs pas trop chers. Les discours anti-malbouffe sont géniaux mais dans les faits, il faut bien manger parfois et de temps en temps on est bien content de remplir son frigo, fusse-t-il plein de merde, du moment que cette merde nous apporte ce dont on a besoin pour vivre. Alors je dis "pourquoi pas"? On nous culpabilise à longueur de journée parce qu'on achète de la meeeeeerde comme le disait Mr Coffe et on se retrouve face à des situations ahurissantes. Je vous plante le décors, j'étais à Carrefour au rayon des œufs. Alors que je calculais combien il m'en faudrait, une maman arrive; de celles qu'on sent qu'elles galèrent un peu, à bout, le regard inquiet qui navigue entre le caddie qui se rempli pour approvisionner le frigo et pour vider son porte-monnaie, les rayons qui alourdissent son caddie et les bambins qui l'accompagnent et videront aussi sec tout ça. Elle allait prendre une boîte parmi la moins chère quand une gentille bobo bien friquée lui asséna un beau regard inquisiteur accompagné d'un très inconvenant, mais à moitié adressé à la pauvre mère "Si c'est pas malheureux de faire manger ça à ses enfants!". Hésitante mais ne pouvant faire autrement, la petite maman aussi rouge qu'un piment d’Espelette, a quand même rangé ses œufs premier prix au-dessus d'une montagne de denrées low-cost.

Alors oui, la bonne bouffe est une étiquette éthique et tactique qu'on ne peut remettre en cause et dans l'idéal, on devrait tous manger que des bonnes choses. Mais voilà, c'est dans l'idéal, et que je sache, on ne vit pas dans le monde des idées. Et puis, le BIO est à la mode, lui aussi il nous fait du marketing un peu douteux, voire carrément amoral. Le naturel fait vendre et s'empiffre sur le dos de la crédulité des gens lui aussi. Les exemples sont légions et il suffit d'aller sur certains sites qui vous promettent une vie meilleure si vous dites Fuck à cette méchante société, ces méchants scientifiques et ses horribles industriels. Dans le top 3 des aberrations de ce genre, vous avez ceux qui vous promettent de guérir de tout en tournant le dos à la médecine +Tyrian Dunaédine pourra vous briefer comme il faut sur la chose de même que +Zoélie F. qui vous donne plein de bons conseils en Charlatologie.

Humain, trop humain, ou pas assez... 


Et pour faire bien, montrer qu'on s'intéresse à la planète, il faut systématiquement dire que c'est pas bon pour la santé mais qu'en plus c'est pas moral parce que ces pauvres poules sont traitées de manière inhumaine... IN-HU-MAINE?

Il n'y a que moi que ça choque franchement?

Cet anthropomorphisme qui conduit les défenseurs à vous obliger à répondre "non" à cette question "Aimerais-tu vivre en cage?" n'est-il pas un atour rhétorique douteux? Vous auriez idée de demander à une poule si elle a envie d'être humaine? Nul doute qu'avec les triturations cérébrales qu'on s'inflige, elle dirait non elle aussi. Perso, j'ai jamais vu une seule des poules que j'ai eu s'interroger sur les tenants et aboutissants de ses actes et de sa condition. Et dire que c'est inhumain, veut bien souvent dire dans la bouche des gens bien pensants que ce n'est pas digne de la bête, alors qu'en vérité, c'est de ce qui est digne ou non de faire pour un homme qu'il vaut mieux prendre conscience. Battre un animal par pur plaisir sadique est inhumain, mais chercher à nourrir sa famille et ses congénères est-ce que ça l'est? Dans ce cas là, on révise entièrement sa production et on laisse crever de faim la population mondiale, une grande partie meurt déjà de faim de toutes manières. Nous sommes trop nombreux sur cette belle planète, mais même surnuméraire, c'est surtout l'humain que doit servir en premier l'humanisme. Et limiter les pertes chez ses bestioles, est-ce vraiment inhumain? Eh oui, les cages sont là pour limiter les pertes, ne pas le voir c'est mal connaître la connerie du gallinacée.


Ben oui! C'est con une poule et c'est normal, on lui demande pas de faire l'ENA! 


Une poule ça bouffe ses congénères, dont elle n'a cure puisque ce n'est même pas un animal grégaire. Elle n'en a rien a battre de vivre seule, elle ne percute ses camarades de basse-cours que lorsqu'elles lui piquent son bout de gras ou lorsqu'elle veut les bouffer. Sympa le cannibalisme hein? Sérieusement, entre les foutre en cage et enlever le bec pour éviter qu'elles se bouffent entre-elles, moi je dis, il n'y a pas photo. Je pourrais vous faire un long discours sur la cervelle de ses volatiles, mais il suffit de les observer pour comprendre. Une poule c'est con, et s'il n'est pas digne de l'humain de la faire souffrir pour le plaisir, lui prêter des considérations morales c'est tout de même un peu abusé. Elles ont des émotions mais c'est assez limité tout de même et elles ne sont pas équipées pour éprouver des sentiments (4). Et en plus, on leur demande de pondre, des œufs, pas des essais, et si possible en quantité et ce n'est pas qu'une question économique. L'écologie demande une économie de la rentabilité, parce que les ressources dont on a besoin pour faire produire ses œufs ne sont pas illimitées, et chercher à limiter la matière à employer n'est pas qu'une question économique, c'est aussi écologique (5). 

Donc... 

Une poule c'est con, un publicitaire ça manipule, et un être humain ça ne cherche pas forcément la dignité là où il faut. Rien de nouveau sous le soleil! 

Allez, je vais me faire cuire un œuf moi et continuer à me demander "Why did the chicken cross road" 

@+ les gens! 

(1) Peut-on vraiment dire avoir réfléchis quand on n'a pas pris le temps. Et d'ailleurs, c'est quoi réfléchir d'abord?

(2) N'allez pas cafeter à Brigitte Bardot qu'un méchant gnome machiamélique vient baver sur les gentils namimaux!

(3) Et on me dit dans le creux de l'oreille qu'un article de +Zoélie F. vous aidera à user vous même de la phrase à double sens.

(4) Je m'appuie là sur la distinction entre sentiments et émotions que Antonio R. Damasio fait.

(5) Cela date un peu, 2004, mais dans Se libérer de la matière de Bernadette Bensaude-Vincent il y a tout un chapitre qui est consacré à l'écologie et l'économie de la matière.

samedi 22 février 2014

La langues des joueurs et l'image du jeu vidéo, petites questions entre moi-même et vous...

La bafouille du jour est plus un instant ralaïre qu'un vrai blabla tout mimi, tout plein de guimauve, d'amour et de bisous!

Vous me direz que je suis loin de posséder le talent de Balzac et que des fautes moi aussi j'en fais. Pour la petite info, un enseignant-chercheur en Lettres Modernes me confia un jour que eux aussi en faisaient, qu'il était fort dommageable que les maisons d'éditions se déchargent peu à peu de la correction en ce qui concerne les publications scientifiques, et que la qualité se trouvait en pâtir grandement. Allons-donc, un enseignant-chercheur, reconnu et respecté, qui travaille sur les lettres, la langue et qui forme les futurs enseignants doit se relire? Eh bien oui! Nous devrions tous nous relire, et plutôt deux fois qu'une.

C'est casse-pied - "relou mec, j'ai autre chose à foutre!" te dit ton cerveau.

C'est pas facile - "blablablablabla" ce cerveau lit-il en fait. Car oui, le cerveau est une grande feignasse et quand on se relit à chaud, il ne lit pas littéralement ce qu'il a sous le nez, mais se contente de parcourir ce qu'il a encore stocké dans sa mémoire. D'où l'importance 1/ d'être concentré quand on se relit 2/ Être assez mâture pour avoir du recul sur ce qu'on lit et être sûr de ce qu'on cherche à dire et la manière dont on veut le dire. En bref l'écriture se gagne avec les année et l'expérience. 3/ Si on en a la possibilité, demander à un tiers de nous relire, c'est le meilleur moyen pour qu'on nous mette sous les yeux nos erreurs et nos fautes avant d'obliger les autres à lire des choses qui vous font vraiment très très très mal aux yeux!

Mais c'est indispensable - Les choses ne changent pas, on est prompt à juger avant de connaître, se faire une idée avant d'avoir tous les éléments, étiqueter d'office, le préjuger est humain. Et parmi les préjugés, il y en certains qu'on peut utiliser à son avantage, comme celui-ci : quand on lit quelqu'un ou lui parle, on a tendance à confondre capacité à s'exprimer, culture et intelligence. Le mécanisme est simple, cette dernière vient souvent se faire passer pour les deux premières. Vous avez alors la possibilité d'aller tous les jours sur +Futura-Sciences , Etale Ta Culture, lire des monographies ou vous abonner à des magazines bien sympa comme Usbek & Rica. Pour la langue, pas de secret, lire, écrire, se relire, le tout régulièrement et à haute dose. Mais le but du jeu et de se faire passer pour plus intelligent qu'on est et ce, à moindre frais d'énergie. C'est aussi de ne pas passer pour plus bête qu'on est, simplement parce qu'on ne maîtrise pas la langue.

Je ne dis pas de se mettre martel en tête et d'angoisser pour le moindre post sur les réseaux sociaux ou sur un blog, la coquille se glisse dans les interstices de notre vigilante attention envers la langue, et ne se laisse pas éradiquer aussi facilement. Mais tout de même, un effort est toujours le bienvenu, ne serait-ce que pour montrer que l'on respecte son auditoire.

"L'orthographe est de respect, c'est une sorte de politesse" dixit Alain et il avait raison. 

Je vous balance ce billet à la va-vite, parce que j'avais besoin de me soulager à ce propos (et ceux qui souhaitent faire une remarque sur l'aspect diarrhéique de mes propos, allez-y). Je ne prends donc pas le temps de choisir mes mots et ma relecture se fera aussi rapidement que l'écriture. Mais je vais quand même faire attention, ne serait-ce que pour épargner le pauvre badaud qui s'est perdu sur ma page.

Pourquoi ce blabla sur la langue?

Alors que je vérifiais mes flux sur Feedly, le titre d'un article de gameblog à attiré mon attention :

"Apres plus d'un mois, l'avis sur la Xbox One d'un mec qui voulait une PS4"


J'ai une Xbox One, l'avis des transfuges*, peut importe le camp qu'ils ont trahi, m'intéresse et la petite guerre PS/Xbox me passionne. Mais im-po-ssi-ble d'aller au bout de l'affaire. Hémorragie oculaire, deux litres de sang ont coulé de chaque oeil et le palpitant est en piteux état. 

Bon, vous vous doutez bien que j'ai un peu râlé et Plume2gamer m'a répondu, faisant son méa culpa et me promettant de rectifier le tir et rien que pour ça, je l'aime bien. Il ne pensait pas se retrouver mis en avant et, de son propre aveux, il a lancé cet article "à l'arrache". Finalement, mon courroux s'est apaisé me voilà un peu moins énervée, mais avec une foule de questions en plus en fait... 

Et oui, tout cela m'amène à me poser une première question. Parce qu'il a bien accueilli ma remarque et qu'il est un des rares, et parce que contrairement à certains, il est lisible, je m'interroge.

Suis-je la seule à être agacée par le manque de rigueur stylistique de certains blogs, les coquilles qui se retrouvent dans les sous-titres de nos séries préférées, les fautes qui passent par là dans les jeux vidéo (me dites pas non, j'en ai vu une passer l'autre fois en jouant ACIII!), les aberrations orthographiques que l'on croise sur les réseaux, forum, et autres lieux d'échanges et de rencontre sur le web? À ces joueurs qui prennent le temps de lire, de regarder, apprécier un jeu, ses finissions, la qualité de la langue est-elle un critère comme le sont les scenarii, le gameplay, le design, etc. ?

Le fait que le niveau en orthographe ait baissé est plus un mythe qu'autre chose, nous ne sommes plus dans les années 90, l'ère du téléphone où les communications étaient verbales est révolue, c'est simplement qu'on les voit plus aujourd'hui car tout le monde écrit, tout le temps, partout et à tout le monde. Mais cela ne devrait-il pas encourager les personnes qui écrivent justement à faire plus attention? 

Alors, suis-je aveuglée par ma passion pour la langue française (on peut aimer plein de choses dans la vie, polymathe** et fière de l'être!)? Ou bien, ai-je raison de m'inquiéter de l'image que ce genre de bêtises donne du monde des joueurs? 

Le jeu vidéo est entré dans le monde de la recherche universitaire, il gagne peu à peu ses lettres de noblesses et enfin les institutions commencent à accepter que c'est un média digne d'intérêt. Mais si l'on est comme moi, portant en son cœur le projet de faire reconnaître le JV comme un art à part entière, un objet intéressant et intelligent, un espace de culture merveilleux, n'est-on pas en droit de s'inquiéter des balles qu'on donne gracieusement à la partie adverse qui nous dit bien trop souvent que nous sommes incultes et bêtes (c'est du vécu, il y en a qui vont aussi loin)? 

Les arguments pourraient être les mêmes en ce qui concerne tous les autres sujets abordés sur la toile. Mais il me semble, que le jeu vidéo à cela de particulier qu'il est en ce moment dans une zone charnière, celle où on le voit passer depuis quelques années dans l'espace des savoirs. 

Voilà pour mes questions du jour. Vous m'excuserez encore une fois de n'avoir pris qu'une dizaine de minutes pour écrire cette bafouille, c'était juste pour me soulager comme je l'ai dit et j'ai quand même un mémoire en souffrance qui hurle depuis le coin de mon bureau. J'avais juste besoin de me défouler, maintenant que c'est fait, je me remets au boulot! 



* Aaaaaah! Les traîtres qui passent de l'autre côté! 
**Poly-quoi? Polys : nombreux en grec + mathêma : connaissances. Un petit truc est prévu sur ce mot barbare... 


vendredi 21 février 2014

Le matheux est un artiste, on en a la preuve.

Depuis l'antiquité et jusqu'à nos jours en passant par le pas si obscur moyen-âge qui faisait figurer la musique au côté de l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie dans le qudirvium , on savait déjà que les mathématiques et les sciences en général ne sont pas si éloignées que cela, n'en déplaise aux maçons de l'éducation qui cherchent encore à monter des murs entre les disciplines - et quelques réflexions de collègues de math et de physique-chimie me reviennent en tête et me font sourire. 

"-Mais pourquoi tu vas parler de l'anneau de Moebius à tes élèves, t'es profs de lettres je te rappelle, t'es pas compétente" Et ce sans avoir pris le temps de savoir ce que je disais...

"-Une séance français-informatique-code?... Pffff!" Pourtant j'étais très fière de ma séance "Du paratexte ou métatexte" où je comptais faire créer une page html par mes élèves de leurs dernières expression écrite afin qu'on réfléchisse sur la notion de brouillon, mise en forme et l'esthétique du code... Faute d'avoir pu avoir la salle info, c'est un projet de plus que j'avais laissé tombé. 


Après, je suis mauvaise langue, j'ai eu de belles expériences avec d'autres collègues où on a pu faire de beaux projets transversaux, malgré le fait qu'en tant que remplaçante, je passais souvent en coup de vent dans un établissement... 

Aujourd'hui l'IRM le confirme comme on peut le lire dans un article de Futura-Science aujourd'hui. 

Est-ce à dire que vous enfin se taire ceux qui cherchent à cloisonner les savoirs pour mieux élever leur champ d'expertise - ce qui me semble être la seule raison à ces agissements si je me réfère aux multiples anecdotes que je pourrais vous citer? 

Je me trompe peut-être car c'est une vision personnelle que voilà; celle qui veut que seul le Savoir existe et que l'homme pense et réfléchi de manière rhizomatique, synaptique, et que les tiroirs, les cases, ne sont pas des modes de fonctionnement adaptés à la pensée humaine. Cela vient sûrement du fait que je fonctionne ainsi, que je suis polymathe (non, ça ne veut pas dire que j'ai plusieurs partenaires, cela veut dire que je m'intéresse à presque tout). 

Et vous, vous en êtes où de ce clivage sciences/arts? Vous aussi vous voyez votre savoir comme une grosses toile où tout est potentiellement connecté? 

mercredi 19 février 2014

Appel à l'aide sur les réseaux

Je prends deux secondes pour faire circuler un appel à l'aide, il peut paraître futile pour certains mais ayant moi-même perdu un souvenir du même type de mon papa il y a quelques années, je n'aurais pas hésité deux secondes à faire appel aux réseaux sociaux. J'en avais été malade et je m'en mords encore les doigts malgré les années qui ont passé. Certains objets nous raccrochent à ce qu'on aime, nos souvenirs, certains objets nous raccrochent à nous-même.

Ce matin @delitmaille a été retweeté par Xavier de la porte. Elle a perdu une broche offerte par son père à Lille et demande donc son aide aux gazouilleurs.

Alors, parce que j'espère que @delitmaille retrouvera ce qu'elle a égaré, parce que j'espère que vous aussi vous ferez circuler l'info, et parce que les réseaux sociaux sont faits pour ça. Allez, on croise les doigts...

vendredi 14 février 2014

Introduire le code à l'école





En voilà une idée qu'elle est bonne, et elle va en séduire plus d'un... Enfin, quelques uns... Parce que la vérité, c'est que derrière cette lumineuse idée, c'est une avalanche de problèmes et de questions qui se pose.



La première, et c'est celle qu'il sera difficile de dépasser, c'est que c'est une idée qui touche l'éducation nationale. La critique est facile, je sais, mais il faut voir la réalité en face, s'ils nous collent cette réforme comme ils nous ont collé celle de 2008 sur l'histoire des arts, où on demandait à des non-spécialistes (ou pire, des gens qui se prenaient pour des spécialistes parce que pour eux l'histoire des arts n'est qu'une sous-branche de l'Histoire), sans les former sur les contenus ET les pratiques à adopter/adapter aux élèves, ça ne servira pas à grand chose. Cela va donc coûter de l'argent, beaucoup, mais aussi beaucoup beaucoup beaucoup d'énergie pour faire bouger leur derrière à certains.



On peut espérer compter sur les passionnés et amoureux de leurs métiers que l'éducation nationale compte heureusement dans ses rangs - on en entend pas trop parler de ceux-là, mais ils existent, ils n'ont juste pas le temps de râler car ils bossent. Mais cela ne suffira pas, intégrer une nouvelle pratique au collège et au lycée, ça va être un vrai casse-tête des programmes (pire que d'habitude plutôt). Les pauvres Loulous, ils ont déjà pas mal de choses à apprendre et arriver à leur faire retenir la règle de l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire être et avoir est déjà un labeur à pas piquer des vers. Donc, oui à leur apprendre un nouveau langage, mais seulement si cela ne se fait pas au détriment de l'apprentissage des fondements...



Il serait intéressant de voir quels langages - parce qu'on sent bien que dire "apprendre le code" est un peu vague dans la tête de notre président - on va enseigner et surtout de voir quels impacts cela aura sur ces langages. Car plus un langage est démocratisé, plus il est utilisé plus il a vocation à muter (j'avais d'ailleurs commis un billet sur la mutation de la langue si tu veux voir, cher lecteur, http://sages-delires.blogspot.fr/2012/06/la-langue-mutante-des-jeunes-est-elle.html ). Cela ouvre donc sûrement de belles perspectives et promets de sacrés innovations. Je suis peut-être trop optimiste, mais vous le savez, mon âme de prof en perdition reste celle d'un bisounours qui a vu la vierge et embrassé Bouddha, je préfère donc voir le verre à moitié plein, même si la bouteille est vide.

lundi 22 juillet 2013

Pourquoi en vouloir aux universités de procéder à une sélection?

Petite ballade sur la toile entre deux évacuations de choses à faire sur ma To Do List et je tombe sur l'info de l'AFP : "27 universités sélectionnent illégalement leur étudiants" Il fallait bien que j'y aille de ma petite bafouille!

Les méchantes universités, elles continuent à sélectionner les étudiants pour des raisons de finances et de qualité de la recherche et que le niveau des élèves baisse, malgré ce que certains pensent/espèrent... Mais cette sélection continuera à se faire, du moins je l'espère et ça me rassure.  

La sélection des étudiants, si elle ne se fait pas à l'inscription, c'est au cours de la première année et deuxième année qu'elle se fait et personnellement, je trouve que ce n'est pas plus mal. Ce qui n'est pas accepté de toutes évidences c'est que ce soit fait aux yeux de tous. Autant je peux comprendre qu'il y a des choses qui ne se font qu'en privée, mais nous ne sommes tout de même pas en train de parler d'onanisme ou autre comportement qui pourrait choquer les âmes sensibles. Cette hypocrisie me fait doucement rire. 

Pour la petite histoire, je suis arrivée en fac de Lettres, toute fière de mon bac spécialité danse option histoire des arts obtenu avec mention Bien et je pensais avoir toutes les qualités requises pour continuer à avoir le même genre de notes qu'au lycée. Quand j'ai reçu ma première note, la douche froide m'a gentiment réveillée, et m'a fait descendre humblement de mon piédestal. 3/20, jamais de ma vie je n'avais eu cette note. Je n'avais pas écouté les gentils conseils de la tutrice déconseillant à tous de prendre Madame T. qui avait la réputation d'être très sévère en ce qui concerne la notation. Réputée dans le monde de la recherche, spécialiste passionnée et passionnante, cette enseignante était en fait une des meilleures de l'UFR. De plus, elle était sévère mais disponible pour ses étudiants, et j'ai fait parti des 2 étudiants qui ont sollicité un RDV pour savoir "le pourquoi du comment" de cette aberration (bon, la moyenne de la classe était justement de 3, mais quand-même).

2h30 à reprendre point par point mon devoir, pas un mot n'a échappé à l'assassinat en règle et je suis ressortie de là défaite, mais bien décidée à reprendre cette enseignante. 2ème semestre, j'ai obtenu 7,5/20, on se retrouve donc encore une fois dans son bureau et lui explique que même si j'ai de bonnes notes dans les autres cours, je m'inquiète et me demande si je suis bien dans la bonne voie, si je n'aurai pas dû écouter père et mère et partir en scientifique comme mes capacités me le commandaient. Elle m'explique donc que je n'ai pas à me faire de soucis et les raisons qui font qu'elle est toujours aussi sévère (d'ailleurs, dans la partie "Ce dont je suis fier" sur le profil G+, je pourrais noter "ai eu deux 13/20 et un 14/20 avec Mme T à la fac") 

Dans la mesure où il n'y a aucune sélection à l'entrée, elle se fait autrement, en cours d'année et certains enseignants avouent casser les étudiants afin de ne garder que les plus motivés et assument pleinement leur choix. Entre les notations sévères de certains, le fait qu'il faille s'adapter et se gérer comme un grand après avoir été dorlotés jusqu'au lycée et pas mal de choses, la sélection existe et elle est encore plus sévère. Seulement, elle est moins visible et comme il semblerait qu'on devrait avoir honte de ça, c'est en catimini que les choses se font. Personnellement, je continues à défendre ma position, le fait qu'il y ait encore une sélection est une bonne choses à mes yeux. 

Je me souviens que durant la discussion elle se plaignait du niveau des bacheliers qui était d'année en année plus faible. Même si cela fait débat, j'ai vraiment l'impression moi aussi que le niveau baisse effectivement. On ne doit plus sanctionner pour ne pas traumatiser, on doit laisser passer les choses, ne pas être trop sévères et lorsque vous êtes un jeune enseignant et que vous assistez pour la première fois à une commission d'unification juste avant d'aller corriger vote paquet de copies pour un examen national, vous tombez des nues. Vous ressortez avec une liste à rallonge (qu'on viendra compléter même au cours de votre correction parfois) de choses à ne pas sanctionner, d'éléments à ne pas prendre en compte, de largesses et gentillesses à octroyer d'office, libre à vous de penser que je noircie le tableau, j'ai de toutes manières toujours eu la réputation de "noter sec". Si l'université doit s'adapter au niveau des bacheliers (cette phrase m'a gentiment énervée), ne peut-on pas y voir un risque? Je fais sûrement partie de ses profs de français frustrées avant l'heure et évidemment qu'il faut modérer tout ça mais je m'interroge sur les causes de cette baisse de niveau. Il est vrai que si on est prof, c'est que nous étions plus ou moins un bon élève (j'ai pas dit un élève calme, nous sommes beaucoup à avoir été de vrais monstres et heureusement), que nous avons été pour la plupart dans des établissements calmes ou avec un bon niveau (et c'est mon cas, petite école, petit collège, classe artistique au lycée donc avec petit effectif) et notre vision des choses est peut-être un peu édulcorée, mais tout de même... 

J'ai beau être persuadée que l’orthographe demande une certaine maturité et un certain recul par rapport à ce que l'on dit et sa réflexion, il faut bien qu'un jour le déclic se fasse mais sans connaître les règles et les fondements, il ne pourra pas se faire. Des élèves qui obtiennent le bac sans être fichus d'écrire correctement, avec une culture aussi pauvre que biaisée et un sentiment de toute puissance parce qu'ils ont obtenus un diplôme qui a pourtant de moins en moins aux yeux des gens, ça a tendance à me casser les pieds. Et lorsque je délire gentiment avec @Lactimel ou @ledrjay par voie d'oiseau bleu* (le pigeon voyager c'est has been désuet), je ne rigole qu'à moitié et je rêve sincèrement à instaurer la tyrannie du Savoir et du bien écrire. Parce qu'il y a une réalité qu'il faut tout de même rappeler; la conjugaison, les règles de grammaires, le lexique et les petites choses telles que les accents, la ponctuation, se perdent prodigieusement (et je reviendrai là-dessus plus tard, je vais pas vous assommer maintenant)

Alors, est-on bien sûr de ne pas vouloir que les universités procèdent à une sélection? Et cette sélection ne se fera-t-elle pas quoi qu'il arrive tant que les enseignants chercherons à garder un certains niveau dans leur classe? Heureusement que je ne suis pas pessimiste au point de croire que les jeunes sont plus bêtes que ce que nous l'étions (et Dieu sais que j'en tenais une couche, comme nous tous, j'en suis sûre**) et malgré les parents d'élèves qui nous surveillent et nous harcèlent comme on harcèle le SAV d'un prestataire de service***, et autres petits bonheur du genre, j'espère sincèrement qu'on redonnera le pouvoir au Savoir et l'éducation et qu'on cessera de faire passer les statistiques (il faut obtenir tant de % au brevet-bac, de passage au niveau supérieur, de réussite, et moins de tant de % d'échec), les chiffres qui ne veulent rien dire et les opérations "marketing" qui usent et abusent de la publicité mensongère en ce qui concerne l'éducation.

Je ne dirais qu'une chose pour finir, la Culture et le Savoir sont les seules choses qui comptent! 

---------------Notes de bas de page, parce que j'aime bien en mettre ---------------

*Un plan MachiaMélique est en marche pour ceux qui ne le savent pas. Un jour je dominerai le monde pour lui imposer ma volonté de mettre au-dessus de tout le Savoir et la Culture! Peu importe les dommages collatéraux, nous sommes prêts à tout!

**Et si vous en voulez la preuve, entourez en gros début septembre, le n°2 de #ETC Mag' sortira et éclairera votre lanterne sur le sujet. En attendant, le premier numéro est toujours !

*** Rappelons-nous ce cri du cœur tellement vrai qui a de toutes évidences choqué certaines personnes qui me suivaient sur facebook (Ah! Le troll qui est en moi veut sortir! Mais je résiste et le fais taire!) et qui m'ont supprimée après cette publication (quelle perte tragique! Sniiiiif [Comme je joue trop bien la comédie! *Autocongratulation*]) parce que mes commentaires sur les parents d'élèves (qui l'ont pas volé) et sur mes élèves (que j'aime quand même de tout mon cœur) ne plaisent pas.

mardi 18 juin 2013

Un peu de rêve, un peu d’écriture et beaucoup d’amour.


Voilà un petit moment que je n’avais pas blablaté par ici, et si je reprends ma plume, c’est parce qu’il y a du lourd et du très lourd en préparation les amis. Vous me connaissez, et quand j’aime quelque chose, il faut que je le crie sur les toits, que je harangue les foules, que je bassine tout le monde avec mon nouvel amour. En plus, de me transporter littéralement, de m’enthousiasmer, m’émerveiller, je suis persuadée que cette nouvelle en ravira plus d’un.
 
D’une part, parce que nous ne sommes que mardi, que le rude lundi vous a déjà mis sur les rotules et que je suis sûre que vous avez hâte de laisser de côté pour quelques 24 ou 48 belles heures la torture quotidienne du travail*. Vous commencez déjà à planifier, rêver, vous projeter dans ce merveilleux week-end qui arrive et peu importe que vous ayez ou non prévu quelque chose, ce samedi 22 juin à partir de 15h, c’est à La Panacée qu’il faudra être. Le nouveau centre de culture contemporaine de Montpellier ne manque pas d’idées toutes plus géniales les unes que les autres. Le projet de Franck Bauchard, directeur de La Panacée, va en faire saliver plus d’un, j’en suis sûre.
 « Un lieu qui expose, interroge et met en discussion les mutations des arts et de la culture, non seulement pour mieux saisir l’évolution des pratiques artistiques mais pour percevoir et questionner autrement le monde »
 
En pratique, cela donne un lieu rénové de manière magistrale, du mobilier design sublime, avec des gens vraiment sympa dedans (du 100% passionné, moi je vous le dis!) et des projets qui font voler en éclats les frontières entre réalité, virtualité et onirisme. Vous n'avez pas la possibilité de vous déplacer sur Montpellier pour ce week-end parce que votre téléporteur est chez le garagiste? Qu'à cela ne tienne! Il y a une solution pour approcher tout ça. Nul besoin d’aller bien loin, il vous suffit de rester bien assis devant votre pc, tablette, smartphone ou d’user de votre super pouvoir de Science-Infuse pour vous diriger vers le monde merveilleux de Textopoly.
 
« Qu’ès aquò « Text[ou]p[ou]ly ? »** me dit Mémé Petit-Suisse*** dans mon oreillette, une petite explication s'impose, mais mieux vaudra que vous alliez voir par vous-même, au cas où je me fasse mal comprendre...
 
Vous savez que j’aime beaucoup l’écriture, les projets collaboratifs, les innovations, le métissage, les expériences et que si j’obtenais un jour des pouvoirs divins, en plus d’asservir le monde pour en faire un lieu de culture, d’amour et d’échange****, je m’octroierais le don d’ubiquité pour participer à plus de projets comme celui de @ocadavre (une plateforme qu’il vous faut aller voir et sur laquelle il ne faut pas hésiter à collaborer si vous aimez écrire), pouvoir me consacrer à toutes les histoires un peu folles qui trottent dans tête et que j’aimerais avoir le temps, le courage et le talent de coucher sur le papier, et surtout pour pouvoir me promener à loisir, autant que ce que je le veux dans le monde de Textopoly. Oui-oui, j’y viens, je vous dis ce que c’est.

Textopoly c’est une carte, un nouveau territoire d’écriture en ligne sur lequel tout le monde peut laisser libre court à son imagination. Que ce soit en traçant son propre chemin de lecture, ou en créant votre histoire. Cette carte infinie, qui mêle lieux réels (l’EAI de Montpellier pour le Général Instin par exemple) et lieux imaginaires, vous aimerez vous y perdre pour y déposer vos petits blablas et participer à un grand projet. « Lire c’est créer à deux » disait Blazac, « Tout livre est le produit d’une collaboration entre l’écrivain et ses lecteurs » écrivait Aldous Huxley, ici ces paroles prennent tout leur sens. L’auteur comme le lecteur acquiert une toute nouvelle position et l’écriture se charge d’un tout nouveau pouvoir, un pouvoir qui se défait des contraintes matérielles et immatérielles, qui interrogent sur le monde d’aujourd’hui et nos espaces, qui vous transporte dans un univers alternatif, bien plus grand, ouvert et onirique que le vrai. Alors n’ayez plus aucun doute et allez faire un tour sur la plateforme de Textopoly, pour déposer un petit morceau de vous dans ces espaces infinis.
Et si l’envie vous prenait de partager de multiples façons vos rêves, vous avez aussi la possibilité de déposer un message par là :



Bref, voilou les amis. N’hésitez pas à suivre La Panacée sur les réseaux sociaux, bien que comme vous amis plussiens, il me tarde qu’il rejoigne G+, vous pouvez d’ores et déjà connaître les actus et tout plein de choses par ici :
Sur twitter : @LaPanace
Sur Facebook (Trolls anti-FB s’abstenir) : https://www.facebook.com/lapanaceemontpellier
Sur le site : http://www.lapanacee.org/
Sur le site de Textopoly : http://textopoly.org/
Et sur le blog de Textopoly : http://blog.textopoly.org/
Je vous fais d’énormes bisous @ tous, j’espère vous voir ce samedi à La Panacée et je vous dis à très vite sur la toile ou dans les rues de Montpellier (je suis facile à reconnaître, je suis une méditerranéenne blanche comme un c**, petite, je parle fort et sinon, je suis une œuvre d’art ambulante et je possède les plus beaux tatouages au monde !)


Des petites notes que Toi lecteur qui en a déjà marre de mon verbiage tu peux faire semblant d’avoir lues:

*Non, je n’exagère pas. La preuve dans #ETC Mag n°1 ! (Une petite piqûre de rappel pour ceux qui n’ont pas encore téléchargé, lu, aimé et partagé le super Mag de Djinnzz sur @EtaleTaCulture !)
 
**En Languedocien, le « o » se dit [ou] pour ceux qui ne le savent pas ou qui s’obstinent à user de la prononciation, de l’orthographe et des expressions de nos cousins de Marseille : Languedocien et Provençal, c’est quand même pas la même chose !
 
***C’est ma vraie Mémé, plus petite que moi (1m58), plus petite que ma mère (1m47), plus petite encore que ma grand-mère (1m42), elle adorait manger son petit suisse au miel quand j’étais petite et c’est toujours moi qui lui apportais son dessert, en en chipant une ou deux cuillères au passage, mais était-ce vraiment méchant, je n’avais que 5 ans.

****J’ai déjà commencé à recruter mes futurs collaborateurs et la #TeamMachiamélique prend peu à peu forme. @ledrJay aux commandes de la compta, @Lactimel, une blogueuse super sympa, pour la propagande, l’équipe extraordinaire des rédacteurs de #ETC Mag plus forts et plus sympa et plus mieux que les Chevaliers du Zodiaque, Maître Djinnzz comme grand Manitou, l’adorable et déjantée +Christelle Delhoye  comme Muse, +Tyrian Dunaédine  comme théologien et exégète de ce nouvel ordre et +Seb Doppler  comme grand directeur de l’Amour et du Partage. Effectivement, je ne leur ai pas laissé le choix, mais faut bien ce qu’il faut pour instaurer la tyrannie des rêves ! 

vendredi 8 mars 2013

Un article d'un invité mystère et qui le restera.

Souvent, on est presque contents d'avoir certains amis et parfois on est carrément fier de les avoir pour pote. Il y a quelques temps, j'ai demandé à un serial lecteur de manga de bien vouloir me parler d'une de ses lectures et même de m'écrire quelque chose pour ma boîte à blabla que voilà.

Manière à peine masquée de faire vivre ce petit blog sans importance en en foutant pas une, je suis assez fière du résultat...

Restez connectés, dans la soirée vous aurez droit à la bafouille d'un vrai adorateur du manga, d'un vrai lecteur de roman graphique, d'une vraie personne bizarre mais qu'on adore comme ça!

Ceci est le premier article invité, en espérant que ça vous fera autant plaisir qu'à moi et en espérant surtout qu'il y en aura d'autres...

Ikigami, toc-toc "Vous allez mourir"

Salut à toi futur adorateur de manga, Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour rendre service à une pseudo pote propriétaire de ce blog qui aurait aimé qu'un otaku*, un vrai, puisse lui dépanner un éloge sur un roman graphique japonais de qualité. Pourquoi moi? Je me le demande. Mais je m'interroge surtout à savoir pourquoi j'ai bêtement accepté. Sûrement que le peu d'amabilité qui sommeille en moi a pris le dessus sur mon côté asocial chronique. J'espère ne pas devenir gentil avec l'âge, j'y tiens à ma réputation de bâtard  Vu que j'ai été mal élevé, je me passerais de présentations dans les règles. Pour être honnête avec vous, je m'abstiens pour ma propre sécurité. Depuis l'école élémentaire, l'Académie Française m'interdit le port de la plume. Va savoir pourquoi?

Assez parlé de moi, autant commencer ce pourquoi je suis là. Mon choix s'est porté sur un manga récent, terminé en 10 volumes chez Kazé Manga et récompensé** à cinq reprises. IKIGAMI préavis de mort, un brave seinen*** pas désagréable à l'œil qui ne devrait laisser personne indifférent. Monsieur Motorô Mase****, dessinateur et scénariste de ce thriller social, m'a régalé à représenter dans cette œuvre des asiatiques aux yeux bridés. Pourquoi je dis ça? Et surtout comme ça? Parce que dans la plupart des fictions japonaises les protagonistes ont un regard disproportionné. Pour ça, dans celui-ci, c'est assez frappant de réalisme. Et si on rentrait dans le vif du sujet pour changer. Dans un pays proche du Japon, une loi stipule que pour le maintien de la prospérité nationale, tous les enfants qui entrent à l'école primaire doivent être vaccinés. Un vaccin? Comme ils sont sympa de penser à la santé de leurs progénitures! Et bien non, ce doux vaccin inocule une substance capable d’entraîner la mort en 24 heures à une date et heure précise programmée en amont. Un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est concerné ou condamné si vous préférez. Pas très sympa comme gouvernement. Mais il y a mieux!!! De braves fonctionnaires sont mobilisés pour la distribution de ce fameux préavis de décès. Et c'est là qu'arrive notre héros pas très violent. Le jeune Fujimoto, qui débute à peine sa carrière de distributeur, va nous plonger dans ce monde où mourir pour son pays doit être normalement un honneur. L'ikigami peut vous servir pendant vos dernières heures de cartes de crédit et une fois rendu l'âme votre famille touche à vie une pension d'indemnisation. Attention malheureux si vous osez enfreindre n'importe quelle loi avant de partir pour l'au-delà votre maisonnée se trouve privée de tout avantage et se voit même traitée comme déchet de la société. C'est là que l'on s'aperçoit qu'il est primordial de bien éduquer ses marmots. Alors du coup, on suit notre donneur de mort -deux à trois cas par volume – qui, plus le temps passe, plus il s'interroge sur le bienfondé de cet amendement. Personnellement, dans cette œuvre, je trouve que tout y est : romance ; trahison ; lavage de cerveau ; climat hostile (guerre internationale) pour notre ami Fujimoto et une multitude de possibilités à savoir comment trépasser pour nos joyeuses victimes. On pourrait trouver cela répétitif mais Motorô Maze varie avec brio dans le choix de nos futurs macchabées. Combien de fois me suis-je torturé pour savoir comment j'aurais réagi si l'on m'ôtait la vie dans les 24 heures? Ne vous réjouissez pas amis lecteur, pour votre infortune, je suis encore là.

Tout est dit je crois. Comme à l'accoutumé j'ai dû trop en raconter. M'en moque perso je l'ai déjà lu. De suite, là, je suis assez pressé, j'ai un rendez-vous plutôt urgent avec ma fleur de bain que je n'ai cessé de repousser. Du coup, il ne me reste juste qu'à vous remercier si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout sans renvois ni maux de tête. Sur ce, bonne lecture même si ce n'est pas d'un manga et peut-être à une prochaine... J'oubliais si je peux me permettre j'aurais deux petits services à vous demander. D'abord si vous pouviez partager un max vous feriez plaisir à la petite et après si j'ai une fois de trop saccagé votre langue maternelle et que des pulsions vous poussent à me jeter des pierres, évitez la tête, on pourrait ne pas y croire mais elle me sert. Merci d'avance. Salut!!!

 * Personne qui se replie sur elle-même et qui ne vit plus que pour sa passion.
 ** Prix spécial BD des Hopiales 2009. Prix polymanga 2010 du meilleur seinen. Le japan expo award 2010 du meilleur seinen. Le grand prix de l'imaginaire étonnant voyageurs 2010. Le jury du prix Asie -ACBD.
 *** Destiné à un public masculin adulte (18/30ans), les sujets sont généralement plus sérieux ou violent.
 **** 2003 dessinateur _ Heads 2005 dessinateur et scénariste_ Ikigami 2008 dessinateur et scénariste_ Kyo-Ichi

jeudi 7 février 2013

Lutte contre le marché de l'occasion, la disette culturelle est proche!

Depuis quelques temps, une information qui ne fait pas sourire circule : on ne pourra plus acheter de jeux d’occasions parce qu’ils seront liés à un compte ou pire, à une console et tout cela me fait penser à une chose et génère de vives interrogation parmi les personnes qui habitent ma caboche. Le joueur (casual ou hard core) est-il une race à part, génétiquement modifiée, croisement improbable entre une vache à lait atteinte du syndrome de Panurge (à ce qu’il paraît on est tous atteint, mais quand même...) et un homininé doté de ces merveilleux pouces opposables - qui rendent l’usage des manettes et du clavier si aisé, et en même temps d’une incapacité à dire non* malgré des raisons économiques fort justifiées.

Nous sommes depuis longtemps et de plus en plus nombreux à militer pour que le jeux vidéo soit reconnu comme le 10ème art** et pourtant on accepterait qu’il ne soit pas soumis aux mêmes règles que les autres formes de création?

Imaginez un peu que les romans, un bon thriller par exemple, soit soumis aux mêmes conditions d’exploitations.

Je viens d’acheter un livre, mais il n’est pas “complet”, pour posséder tous les personnages, tous les chapitres ou simplement avoir la fin de l’oeuvre et connaître enfin qui est ce p°°° de tueur qui a zigouillé la gentille, douce et lumineuse petite pucelle au fond d’une ruelle sordide, il me faudrait RE-payer. Le DLC made in culture livresque c’est quand même moins cool hein?

Mieux encore, un livre édité il y a quelques temps a été revendu par son propriétaire (sniiiiif!***) et se voit donc lâchement abandonné sur le marché de l’occasion en espérant retrouver un lecteur aimant. Ce que ce pauvre petit livre ne sait pas, c’est qu’il ne pourra plus jamais être lu étant donné que pour pouvoir être déchiffré il faut être équipé de lunettes spéciales pour faire apparaître le texte****. Bon, il y a déjà eu l’idée du livre à usage unique (je trouve pas l’idée flamboyante), je vous laisse juger de l’intérêt de la chose... Mais cette manoeuvre ferait plus de bruit dans les médias le monde des livres étaient aussi atteint par cette attitude mercantile, et on aurait les gros titre sur le JT (pas celui de Julien Tellouck, celui des chaînes généralistes qui parlent que de morts, de crises et de vieilles dames agressées par des voyous...)

En plus de permettre une plus large diffusion des créations, le marché de l’occasion contribue à la pérennité des oeuvre et si les choses continuent dans cette voie, il y a quand même de sérieux soucis à se faire pour la conservation du patrimoine culturel. C’est déjà un casse-tête pour certaines associations (garder les machines en bon état, trouver et conserver les supports, …) qui ont pour but de conserver la création vidéoludique et le clouding comme le système des DLC viennent compliquer les choses , mais si on ne peut plus user comme bon nous semble des oeuvres (quelles qu’elles soient), cela voudrait dire que la création aurait une Date Limite de Consommation? Autant je suis adepte de la malbouffe soumise à Heure Limite de Consommation, autant quand il s’agit de la nourriture de l’esprit, je deviens aigre! L’économie va bientôt rendre la culture anorexique et j’ai l’impression que la famine intellectuelle nous guète... Et ces c°°° de Mayas qui l'avaient pas prévu ça!

Alors, je vous le demande, “où va-t-on?” ma pauvre Lucette? Et c’est pas bon signe quand une folle comme moi à l’impression de vivre dans un monde de dingue!



* Allez! On achète tous des jeux à leur sortie en déboursant des sommes astronomiques et on est même beaucoup à aller jusqu’à précommander les éditions collector qui coûtent un bras, tous playmobil dans l’âme quoi...  

** Je casse les pieds à mes collègues, mon esprit *machiamélique tente de faire de ses élèves des Minimois diaboliques dotés du même esprit (tordu) et je vais même jusqu’à pondre un de mes blablas imbuvables sur ce blog...

***  [Instant émotion] Je suis très attachée à mes livres et lorsque je vais chez un revendeur de livres d’occasion, j’ai l’impression d’être à la SPA devant des centaines de milliers de livres abandonnés qui me regardent avec des yeux à la chat Potté...

**** Interdiction de donner l’idée des lunettes aux éditeurs, les DRM font encore débat et on est déjà beaucoup à assez se ruiner comme ça!

samedi 2 février 2013

Pourquoi créer son profil sur Google+?



Bonjour les gens!


Aujourd'hui je vais vous embêter avec Google+ et tout ce qui est sympa là-dedans, je vous avez prévenus, un blabla là-dessus allait arriver.


Récemment,  l'étude du Dr Krasnova et du Dr Bruxman, deux chercheurs des universités de Humbolt et Darmstadt a fait un peu de bruit dans les média et sur la toile, et a montré que Facebook rendait les gens malheureux... Si vous êtes dans ce cas, des solutions simples sont à votre disposition. 
1/ Vous vous déconnectez du monde et partez vivre avec les chèvres au milieu de nulle-part.
2/ Vous devenez grands et ne vous laissez pas emporter par de tels comportements puérils.
3/ Vous cherchez un autre réseau social, un peu plus sain. Vous avez Twitter par exemple, mais l'exercice des 140 caractères n'est pas une chose aisée. Vous en avez dédiés au photos, d'autres qui compulsent les articles que vous avez aimé comme Scoop-it, Myspace qui a subit un ravalement de façade dernièrement et le mieux du mieux... GOOGLE+ ;) 

Si vous recherchez un réseau social dans le goût de Facebook mais en beaucoup mieux, il faut vite courir vers ce dernier. Je continue à aller sur FB pour voir ce que fabriquent mes amis et ma famille, et partage de temps en temps quelques âneries, mais je dois avouer que pas mal de choses me cassent les pieds là-bas dessus et ce n'est pas parce que je ressentirais de la jalousie ou que j'aurais peur de devenir obèse (c'est pas moi qui le dit, c'est un truc sérieux, allez voir Pour la Science si vous me croyez pas)... 

 L'instant Mélie-ralaïre... Quand FB me casse les pieds!

Tout d'abord, il y a un truc assez sympathique, beaucoup en conviendrons, c'est qu'on se fait littéralement spamer par son propre entourage. On nous invite à des jeux [dont on se fout], on nous demande notre date de naissance [qu'on ne fête pour ainsi dire jamais] et on nous abreuve de pages de pub inutiles [tu connais toi aussi ces fan-pages et ces groupes abrutis et abrutissants dont tu te tamponnes le fondement en chantant la carmagnole...]. Rares sont ces pages qui valent le détour et mis à part celles de Custom Design, Queen Cake et Etale Ta Culture que j'aime bien et qui valent le coup, tout le reste me broute prodigieusement. Laissez-moi tranquille avec vos invitations!

De plus, la gestion du profil alambiquée, les règles de confidentialité absconses ajoutés à ma propension à déblatérer âneries sur âneries m'obligent à voir d'un sacré mauvais oeil les fréquentes modification de ça chez notre cher Facebook!


Google+, Mon Amour!


Parce qu'en plus d'offrir une vraie alternative à FB, Google+  (qui est devenu le second réseau social !, vous me croyez pas ? Allez voir par là.) est vraiment cool et offre plein d'avantages.


Tout d'abord, le fait que le compte soit lié à tous les services est vraiment agréable. On peut ainsi créer un évènement (oui comme FB... mais en mieux) et faire en sorte qu'il apparaisse dans notre agenda sans avoir à faire de manipulations ou ajouter des applications ou des logiciels en plus. On peut créer des évènements personnels ou publics, y ajouter documents et fonctionnalités comme un Hang-out (une vidéo conférence ou table ronde virtuelle) et diffuser facilement le contenu de cet évènement qui s’ajoutera automatiquement à l’agenda dès lors que vous avez accepté ou mentionné le fait que vous y serez « peut-être ». Samedi dernier se déroulait un Hang-out super intéressant. +Serge Léonard, au court duquel des acteurs du monde du livre répondait aux questions des internautes. Le plus bien sympa ? Ceux qui n’ont pas pu assister à l’évènement(comme moi) ont la possibilité d’accéder à Youtube (lui aussi lié aux comptes Google) et ceux qui souhaitent voir à quoi ressemble l’interactivité googlenaute non déshumanisée peuvent aller faire un tour sur la page de la librairie que tient l’organisateur.


Mieux que le cercle des poètes disparus, les cercles magiques des Loulous adorables!


 De plus, on choisie facilement avec qui on souhaite partager les choses grâce au système magique, simple et efficace des cercles. Le principe est simple, on créé autant de cercles que ce que l'on désire en leur donnant les noms que l'on souhaite et lorsqu'on décide de publier quelque chose on nous demande systématiquement, visiblement et CLAIREMENT avec qui on veut partager l'information. Les boulettes et les couacs sont donc moins légion…

Il y a pas mal de gens qui devraient venir nous rejoindre et les boutons de partage manquent encore à certains endroit sur la toile ... Mais si vous n'avez pas encore votre profil ou si vous le délaissez outrageusement, voilà pourquoi il faut absolument que vous veniez.

Il y a d'abord le fait qu'on trouve là plein de gens adorables, super sympa et intéressants, qui n'hésitent pas à proposer leur aide quand un texte vous chatouille (Merci +Seb Doppler  et +Denis Blaizot ), des gens qui ont humour décapant et qui sont de belles personnes dans tous les sens du terme comme +Christelle Delhoye  qu'on peut suivre un peu partout sur la toile ou +Eric SALLOU  qui nous gratifie tous les jours de photos de street art toutes plus sympa les unes que les autres et Toxic des +melvin junko  -les Toxic Gamers, qui nous réveillent les yeux avec leur vidéos déjantées. Je ne cite pas tout le monde et j'ai pas mal de Chouchous adorés (oui je vous adore amis plussiens) et je ne vais pas me lancer dans une liste exhaustive des gens bien qui sont sur Google+ parce qu'elle
risque d'être trop longue.
Communauté de l'Anneau Les communautés des passions et du partage. [Ceux qui voudraient faire la blague facile "on sait qui joue le nain dans l'histoire" peuvent sortir dès à present...]


Bien mieux que la fan-page et plus pratique que les forums, le principe de la communauté vous ravira sûrement. Des gens se rassemblent en petit ou grand comité pour parler des choses qu'ils aiment, les passionnent, vous trouverez sûrement votre bonheur dans toutes celles déjà présentes, et si vous ne trouvez pas votre bonheur vous pouvez aussi créer la votre (j'ai réussis à le faire ce qui veut bien dire que c'est d'une facilité déconcertante!). On peut organiser les post en catégories, les échanges sont aisés et la sympathie et la cordialité règnent de manière générale dans les communautés.

Mes communautés préférées sont celles de "Fier d'être Geek!", "Lire pour le plaisir" (attention, celle-ci risque d'augmenter la liste de livres à lire de manière inquiétante pour le portefeuille...),"Art et archéologie" et bien entendu, les miennes "La serre des Savoirs" et "Ecrire pour le plaisir". Bien que tout ceci soit un peu chronophage, on apprend et on découvre tous les jours des choses de qualité et on peut s’enorgueillir après un petit tour sur Google+ d'avoir appris quelque chose ou bien rigolé.

Et puis, le petit + que j'aime beaucoup, je trouve que les termes sont bien choisis : cercle, communauté,... ça reflète bien l'utilisation. Je vous laisse en juger après utilisation.

Donc, ceux qui ne font pas encore parti des joyeux plussiens, venez vite créer votre compte et rejoignez une communauté qui vous ressemble. Ceux qui font déjà partie de cette jolie famille, je vous invite juste à venir rejoindre les communautés dont je vous ai parlé [sans vergogne je fais de la publicité] si ce n'est pas déjà fait et venir partager vos découvertes, vos idées, vos blablas, vos sourires et vos rires!