vendredi 8 mars 2013

Ikigami, toc-toc "Vous allez mourir"

Salut à toi futur adorateur de manga, Si je suis ici aujourd'hui, c'est pour rendre service à une pseudo pote propriétaire de ce blog qui aurait aimé qu'un otaku*, un vrai, puisse lui dépanner un éloge sur un roman graphique japonais de qualité. Pourquoi moi? Je me le demande. Mais je m'interroge surtout à savoir pourquoi j'ai bêtement accepté. Sûrement que le peu d'amabilité qui sommeille en moi a pris le dessus sur mon côté asocial chronique. J'espère ne pas devenir gentil avec l'âge, j'y tiens à ma réputation de bâtard  Vu que j'ai été mal élevé, je me passerais de présentations dans les règles. Pour être honnête avec vous, je m'abstiens pour ma propre sécurité. Depuis l'école élémentaire, l'Académie Française m'interdit le port de la plume. Va savoir pourquoi?

Assez parlé de moi, autant commencer ce pourquoi je suis là. Mon choix s'est porté sur un manga récent, terminé en 10 volumes chez Kazé Manga et récompensé** à cinq reprises. IKIGAMI préavis de mort, un brave seinen*** pas désagréable à l'œil qui ne devrait laisser personne indifférent. Monsieur Motorô Mase****, dessinateur et scénariste de ce thriller social, m'a régalé à représenter dans cette œuvre des asiatiques aux yeux bridés. Pourquoi je dis ça? Et surtout comme ça? Parce que dans la plupart des fictions japonaises les protagonistes ont un regard disproportionné. Pour ça, dans celui-ci, c'est assez frappant de réalisme. Et si on rentrait dans le vif du sujet pour changer. Dans un pays proche du Japon, une loi stipule que pour le maintien de la prospérité nationale, tous les enfants qui entrent à l'école primaire doivent être vaccinés. Un vaccin? Comme ils sont sympa de penser à la santé de leurs progénitures! Et bien non, ce doux vaccin inocule une substance capable d’entraîner la mort en 24 heures à une date et heure précise programmée en amont. Un jeune sur mille entre 18 et 24 ans est concerné ou condamné si vous préférez. Pas très sympa comme gouvernement. Mais il y a mieux!!! De braves fonctionnaires sont mobilisés pour la distribution de ce fameux préavis de décès. Et c'est là qu'arrive notre héros pas très violent. Le jeune Fujimoto, qui débute à peine sa carrière de distributeur, va nous plonger dans ce monde où mourir pour son pays doit être normalement un honneur. L'ikigami peut vous servir pendant vos dernières heures de cartes de crédit et une fois rendu l'âme votre famille touche à vie une pension d'indemnisation. Attention malheureux si vous osez enfreindre n'importe quelle loi avant de partir pour l'au-delà votre maisonnée se trouve privée de tout avantage et se voit même traitée comme déchet de la société. C'est là que l'on s'aperçoit qu'il est primordial de bien éduquer ses marmots. Alors du coup, on suit notre donneur de mort -deux à trois cas par volume – qui, plus le temps passe, plus il s'interroge sur le bienfondé de cet amendement. Personnellement, dans cette œuvre, je trouve que tout y est : romance ; trahison ; lavage de cerveau ; climat hostile (guerre internationale) pour notre ami Fujimoto et une multitude de possibilités à savoir comment trépasser pour nos joyeuses victimes. On pourrait trouver cela répétitif mais Motorô Maze varie avec brio dans le choix de nos futurs macchabées. Combien de fois me suis-je torturé pour savoir comment j'aurais réagi si l'on m'ôtait la vie dans les 24 heures? Ne vous réjouissez pas amis lecteur, pour votre infortune, je suis encore là.

Tout est dit je crois. Comme à l'accoutumé j'ai dû trop en raconter. M'en moque perso je l'ai déjà lu. De suite, là, je suis assez pressé, j'ai un rendez-vous plutôt urgent avec ma fleur de bain que je n'ai cessé de repousser. Du coup, il ne me reste juste qu'à vous remercier si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout sans renvois ni maux de tête. Sur ce, bonne lecture même si ce n'est pas d'un manga et peut-être à une prochaine... J'oubliais si je peux me permettre j'aurais deux petits services à vous demander. D'abord si vous pouviez partager un max vous feriez plaisir à la petite et après si j'ai une fois de trop saccagé votre langue maternelle et que des pulsions vous poussent à me jeter des pierres, évitez la tête, on pourrait ne pas y croire mais elle me sert. Merci d'avance. Salut!!!

 * Personne qui se replie sur elle-même et qui ne vit plus que pour sa passion.
 ** Prix spécial BD des Hopiales 2009. Prix polymanga 2010 du meilleur seinen. Le japan expo award 2010 du meilleur seinen. Le grand prix de l'imaginaire étonnant voyageurs 2010. Le jury du prix Asie -ACBD.
 *** Destiné à un public masculin adulte (18/30ans), les sujets sont généralement plus sérieux ou violent.
 **** 2003 dessinateur _ Heads 2005 dessinateur et scénariste_ Ikigami 2008 dessinateur et scénariste_ Kyo-Ichi

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